Aollo ! Aollo !
Baby G Records
Des quatre fils qui composent la descendance de King Jammy, Baby G n’est pas le plus productif. Toutefois, l’épisodicité de ses réalisations ne retire rien à l’intérêt qu’elles peuvent susciter : son premier opus, le riddim Psycho, avait alors pas mal tourné en sound systems et les suivants (Scare crow, 20 cents) ont plutôt reçu un bon accueil du public. Ceci sans oublier de mentionner l’extraordinaire détournement d’Outkast pour donner à Wayne Marshall un fabuleux weed anthem, Whole world.
il revient ici à la charge avec un riddim hybride, mais contrairement à nombre de ses collègues qui ont surfé sur cette vague durant plusieurs mois (rendant à la longue le tout trop familier et interchangeable) il fait preuve d’innovation en délaissant d’emblée les percussions indiennes déjà entendues ici et là des dizaines de fois et en les remplaçant avantageusement par un nettement plus surprenant mélange afro-cubain ; lui-même paré d’une petite mélodie lancinante aux sonorités plutôt caribbéennes. Waterhouse dance merengue ? Pas de problème, on emboîte le pas, et plutôt deux fois qu’une avec cet Aollo ! Aollo !
Radio
Bounty Killa, Man a killa ; Elephant Man, Hate mi ; Vybz Kartel, Buddy nuh done ; Lady Saw, Endorse.
Autres Cut
Bling Dawg, Daville, Delly Ranks, Galaxy P, Jagwa & Doolas, Kiprich, Mega Banton, Taz & Voicemail, Ward 21.
